1. Je lisais Hegel hier, et c'est bien beau l'«automouvement du concept», mais comment, et surtout, pourquoi, celui-ci décide-t-il tout d'un coup de se mettre en branle alors qu'il aurait pu rester confortablement au lit à faire dodo?
2. Le Concept de Hegel et l'Être comme étant «l'entremblement du dieuser» chez Heidegger ne se ressemblent-ils pas? L'Être se met soudainement en branle comme le Concept.. Mais pourquoi?
3. Après une brève lecture de ce qui semble se cacher là-dessous, j'ai parfois l'impression que les philosophes contemporains ne sont que l'ombre des philosophes antérieurs, surtout de l'époque idéaliste.. D'ailleurs, ils me font penser de plus en plus à de misérables bouffons au beau verbe qui étalent fièrement leurs plumes dans les universités comme des paons.. Mais sans plus, car tout a déjà été dit.. Ils ne font que rallonger le récit en rajoutant de la garniture de remplissage comme dans les saucisses.. Et on se fait avoir, et on bouffe comme si c'était pur et frais..
4. En lisant le dernier livre de Servan-Schreiber intitulé Trop Vite!, il m'est venu à l'idée que les «problèmes d'accélération du temps» que l'auteur abordait était loin d'être nouveaux ou récents.. Il m'a semblé, et de plus en plus, être un vieux problème, remontant peut-être même au début de l'humanité, au premier homme..
5. Le phénomène de l'«accélération du temps» n'est pas nouveau.. Et ce qu'on nous propose comme étant la question la plus hot sur la dernière actualité est souvent un problème vieux comme le monde: non, la technologie n'est pas responsable de tous nos maux.. «Nous» sommes le problème, parce que nous sommes collectivement des idiots..
6. Avez-vous déjà été pris au milieu d'une foule en panique? Eh bien, imaginez un pays entier: la folie est la norme..
7. Je lisais déjà hier dans la préface à la Science de la logique de 1812 les récriminations de Hegel contre l'époque qui se limitait selon lui au «besoin immédiat» en oubliant allégrement la «vue théorique pénétrante».. Je suis convaincu qu'on pourrait lire des choses semblables chez Platon.. donc il y a 2500 ans de cela, on parlait probablement déjà du problème qu'on nous fout à la gueule dans chaque journal comme étant la «dernière actualité»..
8. Mon idée est que ces «récriminations» ne sont que de simples excuses qu'on nous resserre à volonté depuis le début des temps comme dans un buffet où tout le monde s'est foutu les doigts.. Ces problèmes n'étant pas nouveaux, il faut plutôt trouver la «motivation» qui se cache derrière ces accusations..
9. C'est comme pour le problème de la baisse de la lecture: est-ce un vrai problème? Si oui, les médias ou l'informatique en sont-ils la cause? La technologie entraîne-t-elle au final, la décadence intellectuelle? C'est ce qu'on aimerait peut-être nous faire croire.. Mais pourquoi donc? - Parce que certains aimeraient probablement avoir toute la technologie pour eux seuls.. C'est un peu comme les belles femmes stigmatisées: ceux ou celles qui les stigmatisent aimeraient avoir celle-ci ou être comme elle.. mais il doivent cacher leur désir véritable devant tout le monde, et plutôt en hypocrites, réprimer et salir.. L'exemple le plus extrême et le plus triste est le «viol collectif» de la femme adultère dans certains pays musulmans: si les agresseurs parviennent à bander devant la victime, c'est qu'il doit y avoir un certain plaisir pervers et hypocrite à faire la chose.. Les accusateurs et dénonciateurs en matière sexuelle sont toujours coupables..
Pour revenir au problème de la lecture: je lisais dans L'âme désarmée de Allan Bloom que déjà vers la fin du 19e siècle on s'inquiétait de la baisse de la lecture.. Et à un point tel qu'on édita en urgence les classiques dans des éditions populaires accessibles à tout le monde..
Et moi qui croyais que le méchant Internet était la cause de la baisse de la lecture!..
10. Encore une fois, on retrouverait probablement chez Platon, ou d'autres auteurs très anciens, ayant écrit sur le pan d'une caverne ou un papyrus perdu dans les ruines, cette même belle question toujours très actuelle du «problème de la baisse de la lecture»..
11. Alors, on peut-tu enfin se calmer le poil du tsou du bras?..
«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno
mardi 28 juin 2011
lundi 20 juin 2011
Mon voyage dans le capitalisme..
On venait de m'appeler pour me dire que mon livre était arrivé chez Varagraphe, dorénavant une filiale de Arachambault.. Alors après deux belles semaines d'attente et de répétage et d'épelage au téléphone de c'est quoi mon nom puisque ce sont bien souvent des anglos qui ne comprennent rien des noms francophones, j'arrivai à ce beau magasin pour prendre mon livre, mais on ne le trouvait pas..
La fille à la caisse cherchait mon livre par mon nom, mais puisqu'on l'avait de toute évidence mal écrit, après tous les problèmes de compréhension que j'avais eu au téléphone avec l'employé incompétent, il était difficile de le trouver..
Finalement, j’aperçus le nom de l'auteur, mais ce n'était pas la bonne édition, et le comble, c'est que mon nom avait été écrit avec un V plutôt qu'un P.. Ça prend-tu des estis de cons du cawliss..
Alors, je re-commande le livre.. Et l'employé en question (j'ai mon idée sur qui c'est) aura réussi à me faire perdre mon temps comme il faut.. C'est avec des cons comme ça qu'on ruine une business.. Mais hé! On s'en fout! C'est de même partout maintenant! Alors on n'a pas le choix d'acheter pareil! Et ils le savent ces salauds!
Ensuite je suis allé au McGill Bookstore pour voir si mon livre n'avait pas une chance d'être là: mais non.. J'ai fouiné dans les livres de maths après la philo, puis, je suis parti à la recherche d'un Naturiste pour acheter de l'huile essentielle d'eucalyptus.. Quand j'en ai finalement trouvé un, j'ai hésité à cause du prix, et surtout à cause que ça disait qu'il fallait éviter d'en consommer.. Je suis donc allé au Jean Coutu: l'huile était moins chère, mais là ça disait carrément que c'était «pour usage externe seulement», alors je suis parti.. L'huile est définitivement de moins bonne qualité que dans le temps, où on pouvait en boire un peu directement dans de l'eau chaude.. Et c'est comme ça pour tout, et partout..
J'ai été au HIV, me disant que je pourrai peut-être trouver un disque.. J'en ai écouté quelques-uns, je ne trouvais rien de bon, je ne trouvais pas non plus les groupes que je cherchais et qui sont pourtant connus.. Les écouteurs des postes d'écoute étaient mal foutus, le son pas bon.. Je commençais à être franchement frustré de ma quête aux biens matériels dans tout ce désastre capitaliste..
En plein centre-ville, sursollicité par les odeurs de friture, de pizza, de café, la crème glacée, les filles en minijupes, les drinks, le flafla, la soif, le brillant, les bruits de moteur, les gros, les imbéciles, les laids, les parfums, les nymphettes encore ados et les pimps noirs, je devenais écœuré, dégoûté au plus profond de moi-même, je ne voyais ni ne trouvais aucun plaisir à consommer des biens matériels.. Pire encore: je trouvais cette quête, cette course au cash et au pouvoir, complètement ridicule, vidante, et absurde..
Amener des idées ordonnées dans cette masse chaotique, c'est s'exposer à être massacré, alors pourquoi continuer à penser au lieu de prendre, prendre, prendre?..
Je ne comprends pas ce monde.. Non, je ne le comprends pas..
Je pourrais même dire que je le déteste, que j'en n'ai rien à foutre finalement..
C'est dans ces moments-là que j'ai vraiment envie de sacrer mon camp dans le bois, loin de la «civilisation»..
Les «civilisés»: ces barbares d'un autre genre..
La fille à la caisse cherchait mon livre par mon nom, mais puisqu'on l'avait de toute évidence mal écrit, après tous les problèmes de compréhension que j'avais eu au téléphone avec l'employé incompétent, il était difficile de le trouver..
Finalement, j’aperçus le nom de l'auteur, mais ce n'était pas la bonne édition, et le comble, c'est que mon nom avait été écrit avec un V plutôt qu'un P.. Ça prend-tu des estis de cons du cawliss..
Alors, je re-commande le livre.. Et l'employé en question (j'ai mon idée sur qui c'est) aura réussi à me faire perdre mon temps comme il faut.. C'est avec des cons comme ça qu'on ruine une business.. Mais hé! On s'en fout! C'est de même partout maintenant! Alors on n'a pas le choix d'acheter pareil! Et ils le savent ces salauds!
Ensuite je suis allé au McGill Bookstore pour voir si mon livre n'avait pas une chance d'être là: mais non.. J'ai fouiné dans les livres de maths après la philo, puis, je suis parti à la recherche d'un Naturiste pour acheter de l'huile essentielle d'eucalyptus.. Quand j'en ai finalement trouvé un, j'ai hésité à cause du prix, et surtout à cause que ça disait qu'il fallait éviter d'en consommer.. Je suis donc allé au Jean Coutu: l'huile était moins chère, mais là ça disait carrément que c'était «pour usage externe seulement», alors je suis parti.. L'huile est définitivement de moins bonne qualité que dans le temps, où on pouvait en boire un peu directement dans de l'eau chaude.. Et c'est comme ça pour tout, et partout..
J'ai été au HIV, me disant que je pourrai peut-être trouver un disque.. J'en ai écouté quelques-uns, je ne trouvais rien de bon, je ne trouvais pas non plus les groupes que je cherchais et qui sont pourtant connus.. Les écouteurs des postes d'écoute étaient mal foutus, le son pas bon.. Je commençais à être franchement frustré de ma quête aux biens matériels dans tout ce désastre capitaliste..
En plein centre-ville, sursollicité par les odeurs de friture, de pizza, de café, la crème glacée, les filles en minijupes, les drinks, le flafla, la soif, le brillant, les bruits de moteur, les gros, les imbéciles, les laids, les parfums, les nymphettes encore ados et les pimps noirs, je devenais écœuré, dégoûté au plus profond de moi-même, je ne voyais ni ne trouvais aucun plaisir à consommer des biens matériels.. Pire encore: je trouvais cette quête, cette course au cash et au pouvoir, complètement ridicule, vidante, et absurde..
Amener des idées ordonnées dans cette masse chaotique, c'est s'exposer à être massacré, alors pourquoi continuer à penser au lieu de prendre, prendre, prendre?..
Je ne comprends pas ce monde.. Non, je ne le comprends pas..
Je pourrais même dire que je le déteste, que j'en n'ai rien à foutre finalement..
C'est dans ces moments-là que j'ai vraiment envie de sacrer mon camp dans le bois, loin de la «civilisation»..
Les «civilisés»: ces barbares d'un autre genre..
dimanche 19 juin 2011
Ma dose de rayonnement quotidien..
«Bonjour mon psy,
Chaque matin, je dois allumer mon ordi à la hâte.. C'est la première chose habituellement que je fais, et ensuite le café.. C'est comme une habitude restée de mon ancien ordinateur qui prenait super longtemps avant que l'Internet soit prêt.. Mais puisque je suis conscient de tout cela, je puis reconnaître que c'est plutôt par addiction que par habitude que je fais tout cela.. J'ai sans doute besoin de ma dose de rayonnement quotidien sans le savoir..
Apparemment que le rayonnement de l'écran induit des perturbations dans les connexions neuronales du cerveau après seulement 1h d'utilisation.. Imaginez ceux qui écoutent la télé plusieurs heures par jour.. Pire encore: imaginez ceux qui travaillent 8h par jour devant un écran.. C'est sûr qu'à un moment donné, la tête n'est plus toute là: les synapses sont full en train de frire..
Anyways, j'ai rien à dire aujourd'hui, alors ma présence sur ce médium inutile qu'est l'Internet ne sera pas longue.. Je n'ai plus rien à dire depuis quelque temps, plus envie d'écrire, il va falloir que j'en reparle un moment donné, de cette perte de libido littéraire, ou plutôt, «internetienne»..
Allez, au revoir..»
Chaque matin, je dois allumer mon ordi à la hâte.. C'est la première chose habituellement que je fais, et ensuite le café.. C'est comme une habitude restée de mon ancien ordinateur qui prenait super longtemps avant que l'Internet soit prêt.. Mais puisque je suis conscient de tout cela, je puis reconnaître que c'est plutôt par addiction que par habitude que je fais tout cela.. J'ai sans doute besoin de ma dose de rayonnement quotidien sans le savoir..
Apparemment que le rayonnement de l'écran induit des perturbations dans les connexions neuronales du cerveau après seulement 1h d'utilisation.. Imaginez ceux qui écoutent la télé plusieurs heures par jour.. Pire encore: imaginez ceux qui travaillent 8h par jour devant un écran.. C'est sûr qu'à un moment donné, la tête n'est plus toute là: les synapses sont full en train de frire..
Anyways, j'ai rien à dire aujourd'hui, alors ma présence sur ce médium inutile qu'est l'Internet ne sera pas longue.. Je n'ai plus rien à dire depuis quelque temps, plus envie d'écrire, il va falloir que j'en reparle un moment donné, de cette perte de libido littéraire, ou plutôt, «internetienne»..
Allez, au revoir..»
vendredi 17 juin 2011
lundi 13 juin 2011
Réflexion suite à une lecture..
Nous sommes à peu près des singes.. Peut-être, en plus drôle.. Au moins depuis que je sais que les «vrais» singes rient eux aussi par politesse!..
samedi 11 juin 2011
La voix en tant qu'obstacle à la communication..
Je sais que cela peut inutilement paraître paradoxal, mais c'est ce que j'ai découvert hier soir alors que je faisais du «pillow talking» avec ma blonde..
Nous discutions de choses importantes et je devais pouvoir expliquer ce que je ressentais, mon état intérieur, etc., or, j'en étais complètement incapable dès l'instant où j'enlevais mes bouchons (j'en porte tout le temps pour dormir) pour mieux entendre ma voix..
Ce que je ressentais alors que je les enlevais: une sorte de rétroaction se manifestait immédiatement, de sorte que je devenais concentré sur ma voix, sur son ton, son effet, et non plus sur ce que j'avais vraiment à dire, sur ce que je ressentais..
On aurait dit alors que la discussion tombait au niveau des propos banals et quotidiens sans aucun sens véritable, au pire, une sorte de bavardage formalisé, «acceptable», mais qui aboutit toujours à un cul-de-sac.. C'est pour cela aussi, entre autres, que je crois que les paroles des gens à la «belle voix» sont le plus souvent absolument vides de sens..
Dès que je pouvais ravoir une «distance» par rapport à ma voix, je pouvais redevenir moi-même et m'exprimer beaucoup mieux.. Étrange.. Comme si l'identité que me confère ma voix était une «fausse identité», ou une identité interférant avec mon identité véritable qui se cache constamment, qui est difficile à découvrir, à faire parler.. Comme si celle-ci se terrait quelque part en moi, derrière les mauvais souvenirs d'un moi en morceaux..
C'est aussi la raison pour laquelle je n'ai jamais vraiment eu l'impression de pouvoir communiquer quelque chose d'important, de «valable», par la parole, la discussion..
Toute une série de facteurs nous empêche de «réellement» communiquer, alors que nous jacassons à profusion et sommes inondés par les flots de paroles..
La bouche parle mais ne «parle» pas: elle construit un beau monologue où elle s'admire elle-même en train de parler.. Elle dit ce qu'il «faut dire», ce qu'il «y a à dire», selon les circonstances.. Elle le contexte présent, la surface, mais rarement ce qu'il y a en dessous.. Elle se perd dans la «forme» et en oublie complètement le contenu, et c'est plus fort qu'elle: la voix «extérieure» assourdit la voix «intérieure»..
C'est presque sa mission que de «rien dire», que d'occulter le «vrai»..
La voix en tant qu'«arme de superficialité» pour protéger l'intérieur ou le soi..
La voix en tant qu'«anesthésie» du social, de l'individu, des émotions réelles..
Parler pour s'éloigner de soi-même le plus possible, pour se tromper sur son compte et tromper les autres..
La voix du «On»? -Non. En tout cas, pas seulement ça.. ce serait trop facile de penser cela «à la Heidegger» et de s'en débarrasser sous un pseudo-jargon de formules théoriques..
Nous discutions de choses importantes et je devais pouvoir expliquer ce que je ressentais, mon état intérieur, etc., or, j'en étais complètement incapable dès l'instant où j'enlevais mes bouchons (j'en porte tout le temps pour dormir) pour mieux entendre ma voix..
Ce que je ressentais alors que je les enlevais: une sorte de rétroaction se manifestait immédiatement, de sorte que je devenais concentré sur ma voix, sur son ton, son effet, et non plus sur ce que j'avais vraiment à dire, sur ce que je ressentais..
On aurait dit alors que la discussion tombait au niveau des propos banals et quotidiens sans aucun sens véritable, au pire, une sorte de bavardage formalisé, «acceptable», mais qui aboutit toujours à un cul-de-sac.. C'est pour cela aussi, entre autres, que je crois que les paroles des gens à la «belle voix» sont le plus souvent absolument vides de sens..
Dès que je pouvais ravoir une «distance» par rapport à ma voix, je pouvais redevenir moi-même et m'exprimer beaucoup mieux.. Étrange.. Comme si l'identité que me confère ma voix était une «fausse identité», ou une identité interférant avec mon identité véritable qui se cache constamment, qui est difficile à découvrir, à faire parler.. Comme si celle-ci se terrait quelque part en moi, derrière les mauvais souvenirs d'un moi en morceaux..
C'est aussi la raison pour laquelle je n'ai jamais vraiment eu l'impression de pouvoir communiquer quelque chose d'important, de «valable», par la parole, la discussion..
Toute une série de facteurs nous empêche de «réellement» communiquer, alors que nous jacassons à profusion et sommes inondés par les flots de paroles..
La bouche parle mais ne «parle» pas: elle construit un beau monologue où elle s'admire elle-même en train de parler.. Elle dit ce qu'il «faut dire», ce qu'il «y a à dire», selon les circonstances.. Elle le contexte présent, la surface, mais rarement ce qu'il y a en dessous.. Elle se perd dans la «forme» et en oublie complètement le contenu, et c'est plus fort qu'elle: la voix «extérieure» assourdit la voix «intérieure»..
C'est presque sa mission que de «rien dire», que d'occulter le «vrai»..
La voix en tant qu'«arme de superficialité» pour protéger l'intérieur ou le soi..
La voix en tant qu'«anesthésie» du social, de l'individu, des émotions réelles..
Parler pour s'éloigner de soi-même le plus possible, pour se tromper sur son compte et tromper les autres..
La voix du «On»? -Non. En tout cas, pas seulement ça.. ce serait trop facile de penser cela «à la Heidegger» et de s'en débarrasser sous un pseudo-jargon de formules théoriques..
vendredi 10 juin 2011
jeudi 9 juin 2011
dimanche 5 juin 2011
Un petit ajout à un mot empreint de naïveté d'Einstein..
«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.» Albert Einstein
Et mon ajout à ce beau mot naïf d'un grand savant: «..et ceux qui feront quelque chose se feront enfermer ou casser la gueule, il n'y a qu'à voir pour les Sommets..»
vendredi 3 juin 2011
Citation mystère no.1
Qui est selon vous l'auteur du texte suivant?
«Aucun homme d'affaires ne calculerait son bénéfice net sans tenir compte d'abord de la dépréciation des bâtiments de son usine, du vieillissement de ses machines et de la diminution de ses stocks de matières premières. Pourquoi donc, alors, les gouvernements des pays de l'Ouest continuent-ils à porter aux nues le produit national brut? N'est-il pas temps de prêter attention à l'épuisement des ressources, à la détérioration de l'environnement, aux frais sociaux dus à la surpopulation, à l'amoncellement des déchets? Bref, ne devrions-nous pas remplacer notre foi au produit national brut par un indice beaucoup plus révélateur, une nouvelle statistique que l'on pourrait appeler le profit social net? Les gouvernements ne devraient-ils pas eux aussi contester avec plus de vigueur le mythe selon lequel la concurrence et la liberté de choix protègent inévitablement l'intérêt du consommateur?»
Prix à gagner: un marque-page grandeur nature.. :D
«Aucun homme d'affaires ne calculerait son bénéfice net sans tenir compte d'abord de la dépréciation des bâtiments de son usine, du vieillissement de ses machines et de la diminution de ses stocks de matières premières. Pourquoi donc, alors, les gouvernements des pays de l'Ouest continuent-ils à porter aux nues le produit national brut? N'est-il pas temps de prêter attention à l'épuisement des ressources, à la détérioration de l'environnement, aux frais sociaux dus à la surpopulation, à l'amoncellement des déchets? Bref, ne devrions-nous pas remplacer notre foi au produit national brut par un indice beaucoup plus révélateur, une nouvelle statistique que l'on pourrait appeler le profit social net? Les gouvernements ne devraient-ils pas eux aussi contester avec plus de vigueur le mythe selon lequel la concurrence et la liberté de choix protègent inévitablement l'intérêt du consommateur?»
Prix à gagner: un marque-page grandeur nature.. :D
mercredi 1 juin 2011
Pensées positives du jour..
1. C'est absolument hallucinant le nombre de pubs de chars dans les médias et après on se demandera pourquoi on a un problème de pollution..
2. Les déclarations des politiciens ressemblent, à s'y méprendre, à celles des joueurs de hockey, et on aime ça..
3. Dire avec les utilitaristes que ce qui est important c'est le «bonheur», c'est comme dire que ce qui est important c'est le «beau».. Or, les conceptions du bonheur varient autant d'un individu à l'autre que les conceptions du beau, alors c'est juste n'importe quoi..
2. Les déclarations des politiciens ressemblent, à s'y méprendre, à celles des joueurs de hockey, et on aime ça..
3. Dire avec les utilitaristes que ce qui est important c'est le «bonheur», c'est comme dire que ce qui est important c'est le «beau».. Or, les conceptions du bonheur varient autant d'un individu à l'autre que les conceptions du beau, alors c'est juste n'importe quoi..
Deux jours à tuer..
En parlant de critique du matérialisme, le film Deux jours à tuer s'y prête bien, mais avec la conclusion, on ne sait plus trop à la fin ce qui reste valable des déclarations du protagoniste Antoine.. Par exemple: «Pourquoi qu'à chaque fois que quelqu'un parle avec un minimum de sincérité, tout le monde le trouve dingue?» ou encore, en parlant à sa femme: «Je me fais chier ici. Une belle baraque, un métier qui rapporte gros, rien qui dépasse... Moi j'appelle ça une vie de con...» et de même: «La vie, la vraie vie, c'est quoi? Le fric? Le confort? C'est pour ça qu'on est sur cette terre? Tout ce que je veux, c'est de me sentir vivant...»
Je ne livrerai pas le punch, bien sûr, mais je me demande si la façon de réagir d'Antoine est vraiment justifiée, car il me semble que personnellement, j'en aurais profité pour faire autre chose.. Mais bon, évidemment, à chacun sa réaction face à un tel événement, mais là, je trouve qu'on pousse un peu trop loin, et je ne comprends pas, vu la révélation de la fin du film à propos de son amour pour sa femme, comment il n'a pas fait pour craquer émotionnellement alors qu'il était délibérément méchant avec elle.. Je ne trouve pas cela plausible.. Et de plus, il lui démontre de cette façon une certaine dureté.. Par conséquent, contrairement à son intention, il crée à la fin, selon moi, plus de tort que de bien.. Mais cette critique n'est peut-être valable que si l'on se situe uniquement dans une perspective de réaction «rationnelle» du protagoniste, hors du film, hors du drame réel et vécu sans aucun recul..
Même si le résultat final laisse perplexe, l'empathie pour le personnage s'avérant difficile, quelques scènes intenses d'action ou de critique m'ont fait rire aux éclats.. Je dois avouer que la présence de la belle Marie-Josée Croze m'a attiré d'abord vers ce film, mais bon, elle n'est pas très valorisée par son rôle passif de femme aimante et blessée.. Dans ces circonstances, vu la conclusion, je crois qu'elle se trouve à être doublement victime.. ce qui est une injustice du film..
Bref, un film ambivalent où l'émotion pure et peut-être la rage sont habituellement les réactions les plus plausibles face à un tel événement, et où comme dans la vraie vie, l'on perd un peu le contrôle sur une situation qui nous dépasse et cause involontairement des dommages..
Je ne livrerai pas le punch, bien sûr, mais je me demande si la façon de réagir d'Antoine est vraiment justifiée, car il me semble que personnellement, j'en aurais profité pour faire autre chose.. Mais bon, évidemment, à chacun sa réaction face à un tel événement, mais là, je trouve qu'on pousse un peu trop loin, et je ne comprends pas, vu la révélation de la fin du film à propos de son amour pour sa femme, comment il n'a pas fait pour craquer émotionnellement alors qu'il était délibérément méchant avec elle.. Je ne trouve pas cela plausible.. Et de plus, il lui démontre de cette façon une certaine dureté.. Par conséquent, contrairement à son intention, il crée à la fin, selon moi, plus de tort que de bien.. Mais cette critique n'est peut-être valable que si l'on se situe uniquement dans une perspective de réaction «rationnelle» du protagoniste, hors du film, hors du drame réel et vécu sans aucun recul..
Même si le résultat final laisse perplexe, l'empathie pour le personnage s'avérant difficile, quelques scènes intenses d'action ou de critique m'ont fait rire aux éclats.. Je dois avouer que la présence de la belle Marie-Josée Croze m'a attiré d'abord vers ce film, mais bon, elle n'est pas très valorisée par son rôle passif de femme aimante et blessée.. Dans ces circonstances, vu la conclusion, je crois qu'elle se trouve à être doublement victime.. ce qui est une injustice du film..
Bref, un film ambivalent où l'émotion pure et peut-être la rage sont habituellement les réactions les plus plausibles face à un tel événement, et où comme dans la vraie vie, l'on perd un peu le contrôle sur une situation qui nous dépasse et cause involontairement des dommages..
Deux jours à tuer : 6/10
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