Je n'écris pas souvent ces temps-ci. Je n'ai juste rien à dire. Je me sens «ordinaire», c'est tout. Je trouve que je manque de jugement des fois, que je dis de drôles de choses. Ça arrive souvent quand je suis fatigué ou tanné de faire quelque chose, comme en fin de quart: je réponds des conneries spontanément à un employé, et après, je dois faire passer ça pour de l'ironie... Je me trouve vraiment épais par moment.
Je ne sais pas, la langue française m'embrouille l'esprit, je n'aime pas cette langue, surtout qu'on a appris à la parler mal ici au Québec. C'est simple: je parle mieux anglais que français; je veux dire que je parle un meilleur anglais. Je ne suis pas anglomane, mais j'aime m'exprimer clairement et proprement; le joual, c'est sale, ça fait bas, et ça te barre de tous les milieux un tant soit peu élevés. Si tu parles «joual», t'es cuit, sauf si tu t'en va au Deux Pierrots écouter Plume. Personnellement, Plume, Richard Desjardins, Bigras, Tremblay: pas capable...
Or, on devient tellement habitué à sa langue, qu'on en vient à un moment donné à ne plus parler qu'en idiomes, et on finit aussi par ne plus se comprendre...
Je ne défendrai pas la cause du français... Personnellement, je n'en ai rien à foutre que cette langue mal construite, comme les trois quarts des langues sur cette planète, disparaisse.
Il n'y a plus de «langue» de toute façon... Nous ne parlons plus... Nous ne faisons que répéter comme des perroquets des phrases toutes faites comme dans un régime communiste, des idiomes, des ci, des ça, du blabla qu'on entend partout, dans les nouvelles, dans les pubs, etc.
Nous sommes des «cons», voilà tout.
C'est ce que j'avais à dire ce soir.
«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno
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dimanche 28 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
Statut
À quoi ça nous sert d'écouter les nouvelles le matin? - À nous faire dire: on est-tu ben icitte... Après ça, on nous crisse des annonces de chars pis d'assurances, et on consomme, comme fiers de nous-mêmes...
lundi 22 novembre 2010
Statut
On cherche souvent une personne sans problèmes, autrement dit «normale», et c'est une bonne chose, mais disons qu'au bout d'un certain temps, le «long fleuve tranquille» devient ennuyant en sacrament... C'est ce qui m'amène à penser aujourd'hui que seules les personnes qui ont des «problèmes» sont intéressantes, parce qu'elles au moins, elles «vivent» quelque chose, au lieu de passer leur temps à mourir comme une bande de caves...
As-tu des problèmes toi? :D
As-tu des problèmes toi? :D
dimanche 21 novembre 2010
Statut
Les propos qu'on retrouve dans Lucidité Passagère ressemblent beaucoup aux miens en général: on se réveille, on est vieux, ça nous fait chier, on cherche qu'est-ce qui nous allume, on trouve pas, etc.
On marine dans sa sécurité, dans sa névrose, etc., on trouve le monde ennuyant, on est saturé du consumérisme...
Oui, j'ai des choses à changer dans ma vie. Oui, je suis saturé de certaines choses. Oui, je sais que je suis encore capable de changement. Oui, je sens que je suis sur le point de faire un move important dans ma vie. Est-ce que je me sens exister? - Pas vraiment: Houston, on a un prob...
Bon. C'est quoi mes rêves? Qu'est-ce qui m'allume? Qu'est-ce que je veux faire dans la vie à part ramasser mon chèque et stresser sur mes bills? Je peux-tu avoir quelque chose qui me stimule, quelque chose qui me donne envie de me lever le matin et tout donner pour ça?
Suis-je un artiste? Suis-je un philosophe? Ou suis-je tout simplement fini?
On marine dans sa sécurité, dans sa névrose, etc., on trouve le monde ennuyant, on est saturé du consumérisme...
Oui, j'ai des choses à changer dans ma vie. Oui, je suis saturé de certaines choses. Oui, je sais que je suis encore capable de changement. Oui, je sens que je suis sur le point de faire un move important dans ma vie. Est-ce que je me sens exister? - Pas vraiment: Houston, on a un prob...
Bon. C'est quoi mes rêves? Qu'est-ce qui m'allume? Qu'est-ce que je veux faire dans la vie à part ramasser mon chèque et stresser sur mes bills? Je peux-tu avoir quelque chose qui me stimule, quelque chose qui me donne envie de me lever le matin et tout donner pour ça?
Suis-je un artiste? Suis-je un philosophe? Ou suis-je tout simplement fini?
jeudi 18 novembre 2010
Statut
La «première qualité» d'un politicien: être capable de mentir d'aplomb... Ce qu'on voit et ce qui est: c'est deux choses complètement différentes.
Quand je regarde tout ça et que je pense que j'y croyais presque, je me dis donc que maudit que j'étais naïf...
Le «pouvoir» est indissociable du «pouvoir de manipuler les autres»: c'est une grosse game comme on dit...
Quand je regarde tout ça et que je pense que j'y croyais presque, je me dis donc que maudit que j'étais naïf...
Le «pouvoir» est indissociable du «pouvoir de manipuler les autres»: c'est une grosse game comme on dit...
Statut
On passe sa vie à chercher la «femme idéale», puis, un jour, elle est là, devant nous, gracieuse, mais c'est une nouvelle maman fraîchement casée, et nous, de notre côté, les vagues de l'amour nous ont brisé la coque au fil des années: on n'a plus envie de toute façon de repartir en bateau pour une longue ride... Alors, on se dit qu'il est juste trop tard d'une manière ou d'une autre, puis on s'écrase en soi comme une grosse carcasse lourde et vieille, et on constate qu'on a bien changé, que le temps avance pour vrai...
mercredi 17 novembre 2010
Statut
Dès lors que l'homme croit en la chance ou en la malchance, il n'est pas très différent de celui qui croit en un dieu quelconque. Or, qui ne croit pas à la chance et à la malchance?
D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des «croyants», que ce soit en la chance, au Destin ou en la Providence. Il aurait été plus utile d'étudier la chance que d'étudier Dieu, puisqu'il est indéniable qu'il y a des individus très «chanceux» et d'autres très «malchanceux», comment expliquer cela? Et comment expliquer que nous croyions à de telles choses?
D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des «croyants», que ce soit en la chance, au Destin ou en la Providence. Il aurait été plus utile d'étudier la chance que d'étudier Dieu, puisqu'il est indéniable qu'il y a des individus très «chanceux» et d'autres très «malchanceux», comment expliquer cela? Et comment expliquer que nous croyions à de telles choses?
Statut
Le scandale toujours renouvelé de la réduction des autres êtres humains à de simples «moyens»: c'est tout ce qu'il y a d'intéressant aux nouvelles. L'immoralité est une superstar...
mardi 16 novembre 2010
Statut
Petit ajout à un statut antérieur: «40h/semaine, JUSQU'À 65 ANS, t'as plus de vie: it's simple as that...» :I
Le capitalisme, en effet, exploite l'homme jusqu'à la fin... Un jour on se demandera comment cela était-il possible à une époque si avancée technologiquement et scientifiquement où l'abondance nous saute en pleine face partout...
Des particuliers s'approprient des inventions qui ne leur appartiennent pas en fait, puisque celles-ci reposent sur toutes les inventions antérieures, de sorte que celles-ci, au total, devraient être un bien de la collectivité.
La concentration de la plus grande partie des capitaux entre quelques mains est une injustice flagrante, pourtant, personne ne fait rien, alors que le jeu est truqué: on ne peut faire de l'argent qu'avec de l'argent, et quand on n'en a pas, on reste, la plupart du temps, par la force des choses, presque toujours en bas, ou au milieu, peu importe, on perd sa vie à la gagner...
On peut prétexter que le patron travaille plus que les employés: oui, c'est logique, mais lui, quand il en a assez, il peut déléguer et foutre le camp du lieu de travail, prendre l'avion sur-le-champ et aller se planter les pieds bien au chaud dans le sable quelque part sur une île du Sud... C'est la principale différence, en plus de pouvoir se payer du luxe et des produits et services de bien meilleure qualité que le commun des travailleurs.
De plus, un étudiant qui travaille pour payer ses études, paie, en se faisant exploiter, les études des connards d'enfants du patron. Les enfants du patron auront des études supérieures sur le dos du jeune qui n'a pas d'argent et qui est obligé de travailler pour payer ses études dans une université ordinaire... C'est ce qu'on appelle de la grande saloperie...
On pourrait demander pourquoi les enfants du patron mériteraient-ils des études supérieures payées par le travail des moins fortunés, l'ont-ils mérité? ont-ils travaillé pour celles-ci? Ben non justement: ils ne méritent rien de plus que les autres, ils ont juste un avantage financier important à cause de leur papa, c'est tout, et c'est injuste, mais la vie est faite comme ça, n'est-ce pas?
Le capitalisme, en effet, exploite l'homme jusqu'à la fin... Un jour on se demandera comment cela était-il possible à une époque si avancée technologiquement et scientifiquement où l'abondance nous saute en pleine face partout...
Des particuliers s'approprient des inventions qui ne leur appartiennent pas en fait, puisque celles-ci reposent sur toutes les inventions antérieures, de sorte que celles-ci, au total, devraient être un bien de la collectivité.
La concentration de la plus grande partie des capitaux entre quelques mains est une injustice flagrante, pourtant, personne ne fait rien, alors que le jeu est truqué: on ne peut faire de l'argent qu'avec de l'argent, et quand on n'en a pas, on reste, la plupart du temps, par la force des choses, presque toujours en bas, ou au milieu, peu importe, on perd sa vie à la gagner...
On peut prétexter que le patron travaille plus que les employés: oui, c'est logique, mais lui, quand il en a assez, il peut déléguer et foutre le camp du lieu de travail, prendre l'avion sur-le-champ et aller se planter les pieds bien au chaud dans le sable quelque part sur une île du Sud... C'est la principale différence, en plus de pouvoir se payer du luxe et des produits et services de bien meilleure qualité que le commun des travailleurs.
De plus, un étudiant qui travaille pour payer ses études, paie, en se faisant exploiter, les études des connards d'enfants du patron. Les enfants du patron auront des études supérieures sur le dos du jeune qui n'a pas d'argent et qui est obligé de travailler pour payer ses études dans une université ordinaire... C'est ce qu'on appelle de la grande saloperie...
On pourrait demander pourquoi les enfants du patron mériteraient-ils des études supérieures payées par le travail des moins fortunés, l'ont-ils mérité? ont-ils travaillé pour celles-ci? Ben non justement: ils ne méritent rien de plus que les autres, ils ont juste un avantage financier important à cause de leur papa, c'est tout, et c'est injuste, mais la vie est faite comme ça, n'est-ce pas?
lundi 15 novembre 2010
Le plus grand chagrin
Lors de mes lectures de cuisine la nuit, je suis tombé sur un beau passage d'un Voyage au bout de la nuit à la p.301 où Ferdinand quitte Molly pour la France: «C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.» Les larmes me sont montées aux yeux...
Statut
Kant me réveille ce matin, mon projet tombe à l'eau: «Vouloir résoudre tous les problèmes et apporter des réponses à toutes les questions, ce serait une imprudente fanfaronnade et une immodestie si extravagante que, de manière inévitable, l'on en perdrait aussitôt tout crédit.» CRP, p.462
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