«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno

vendredi 17 avril 2026

Avril du crisse

Je suis extrêmement malade de ces temps-ci, tellement que hier, je me sentais comme un mourant. J'étouffais littéralement. Nez et poumons scrap. J'étais essoufflé juste en marchant. J'ai vu pneumologue et rhumatologue cette semaine, ils ne peuvent rien faire, ils ne savent pas ce que j'ai. Je sens des vibrations dans mes poumons depuis janvier.

Moi qui pensais qu'en avril tout serait beau, après un hiver difficile physiquement et psychologiquement, que je pourrais retourner au gym et me remettre sur la track, je me trompais, parce que j'avais oublié le pic de pollen en avril. Mais les problèmes sérieux ont commencé au début mars, dès qu'il y a des petits bourgeons dans les arbres.

J'ai pris conscience, de plus en plus clairement au fil des mois, des années peut-être, à force de me promener en bicycle sous la pluie frette, que nous avons au Québec, un bon 7 mois par année de noirceur, de froid, de neige, de glace, de pluie, de vent arctique, où personnellement, je ne peux rien faire d'autre que souffrir et rester encabané les jours de congé. Avec l'âge, je trouve ce pays extrêmement déprimant et difficile à vivre.

Je devrais aller mieux en mai, mais on va voir comment ça va aller cette année. J'espère que ma vie n'est pas déjà finie. Avec les problèmes de santé que j'ai, je n'ai pas le choix de penser à ça quotidiennement et de me faire du souci. Les problèmes respiratoires, entre autres, me rappellent constamment ma condition. Je voudrais revenir à Montréal, où il y a plus d'humidité, mais qui sait si je serais vraiment mieux là-bas aujourd'hui? Une chose est sûre, c'est que je serais au moins psychologiquement mieux, et ce serais mon rêve d'y retourner, mais c'est tellement compliqué, que je sais pas en combien d'étapes ce sera possible. C'est juste une question d'argent, encore une fois.

J'aimerais vivre en coop à Montréal avec mon petit chien, et mourir là-bas, dans mes souvenirs, seul et isolé. 

mardi 14 avril 2026

Le détroit d'Ornoir

Ce que le blocage du détroit d'Ormuz nous révèle, c'est à quel point nous sommes absolument et mondialement dépendants du pétrole, et ce, pour encore des centaines d'années à venir de pollution et de centaines de millions de barils de pétrole pulvérisés par jour dans l'atmosphère, déjà très polluée de la Terre.

Combien de temps encore la Terre pourra-t-elle tenir?

lundi 13 avril 2026

Le but de la vie?

"Servir Dieu."

J'ai lu ça en quelque part.

C'est assez vague merci. Mais ça a le gros avantage de la simplicité.

En fait, c'est la réponse la plus simple que j'ai trouvé à l'existence, et la plus efficace pour régler la question, qui, quoi qu'en disent les scientifiques, n'est pas plus réglable, au bout du compte, par la science.

Dieu réfuté?

L'argument le plus courant pour réfuter l'existence de Dieu est l'impossibilité d'expliquer l'existence toujours présente et florissante du mal.

Pourtant, la solution à ce problème est simple: c'est parce que le Jugement dernier n'est pas encore arrivé. 

Dieu n'est pas impuissant, il est juste patient.

L'heure viendra.

dimanche 12 avril 2026

Croire à tout cela

Il m'arrive, par intervalle, lors de grandes souffrances, comme en ce moment, surtout à cause de mes crisses d'allergies, de croire en Dieu.

Je me couche le soir, après une journée absolument pénible et lamentable du crisse, de nez bouché, de poumons scrap, de rhumatismes divers, et je pense à tout cela, vous savez, la cause de Tout, et je décide d'y croire, puisque il n'y a plus rien d'autre à faire pour soulager mes souffrances, me calmer, et m'endormir. 

Et ça marche.

Je me sens beaucoup mieux, mais il faut dire aussi que c'est la nuit, et ce n'est pas là que le pollen est à son peak.

Néanmoins, on dirait qu'avec les années, et les tentatives, et peut-être la sagesse, qui sait? je me rapproche d'une Force, je commence vraiment à y croire et à m'éloigner du nihilisme, qui n'est au fond qu'une autre croyance, mais plate et déprimante, qui n'apporte rien à soi, rien aux autres.

J'ai un ami "réaliste" qui croit en l'évolution, et pour qui ce dont je parle, c'est rien, je le vois dans sa face, avec son petit sourire en coin méprisant. Mais que fait-il de mieux ou de plus que de croire lui aussi au miracle en croyant que toutes les choses se font toutes seules? Que ça évolue tout seul, ça devient magnifique et ça s'emboîte, et pour rien?

Ainsi, qu'on croit en l'un ou en l'autre, tout cela est absolument incroyable.

Le mieux est de croire en ce qui nous fait le plus de bien, à soi ainsi qu'aux autres, et surtout, de ne pas perdre la magie et l'espoir, ce que le nihilisme, cet ingrat envers la vie, ne peut nous apporter.