«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno

mercredi 12 août 2026

L'enfer impératif

J'ai fait un cours d'informatique en ligne, le python impératif. 

Au début, ça allait bien, je pensais aimer l'informatique, la programmation, je me voyais même faire des études, devenir programmeur. Puis, j'ai pris une pause de plusieurs mois. Quand j'y suis revenu, je ne comprenais plus rien, il fallait que je recommence tout depuis le début. 

J'étais tellement à bout que j'ai commencé à mettre les problèmes dans l'IA. À ma stupéfaction, toutes les réponses étaient bonnes. Le problème, c'était que j'étais en train de tricher, et le pire, c'est que je ne comprenais plus rien de ce que je faisais, je ne faisais que des copier-coller. 

Après quelques problèmes de plus, je me suis dit que ça n'avait pas de sens, je me suis senti comme une machine qui parlait à une autre machine, mon humanité se désintégrait, et je me suis résigné à abandonner le cours, bien décidé à ne plus jamais tenter de faire de la programmation. 

J'ai trouvé l'expérience vraiment aliénante. Bref, l'informatique c'est l'enfer. Vaut mieux laisser ça aux machines.

dimanche 9 août 2026

Houellebecq a été cloné

Dernièrement, j'ai voulu faire de la place dans mes bibliothèques, et j'ai décidé de m'attaquer à Houellebecq, de lire le plus de romans possible de lui (j'ai tout), et ensuite, de les donner dans une des boîtes à livres qui m'entourent dans mon quartier. Je n'avais pas une bonne opinion de cet auteur que j'avais seulement feuilleté, et pas aux bons endroits.

J'ai commencé avec "Les particules élémentaires" et j'ai été agréablement surpris par la qualité de l'histoire. Mon opinion sur Houellebecq a immédiatement changé. Ensuite, j'ai décidé de m'attaquer à "Anéantir", car c'était un gros livre, il allait libérer plus de place dans ma bibliothèque. Je l'ai trouvé trop long, beaucoup moins bon, et surtout, très lourd. Je l'ai donné sans regret.

Puis j'ai lu "La possibilité d'une île". Au début, j'ai eu un peu de difficulté à saisir le contexte, puis au fil de la lecture, j'ai compris. C'est vraiment un très bon livre, qui ressemble un peu par son propos au premier que j'ai lu.

Je l'ai donné hier, mais j'y repense encore, et probablement que je vais y repenser souvent, dans les prochaines années. 

Au centre de cancérologie

Lors d'un de mes rendez-vous au centre, un couple âgé discutait dans la salle d'attente, j'imagine que c'était suite à une mauvaise nouvelle.

On les entendait dans toute la salle d'attente, même de loin, car c'était écho.

La femme disait à son conjoint: "C'est terminé! Comprends-tu qu'ils ne peuvent rien faire? C'est terminé!"

Elle n'arrêtait pas de répéter que "c'était terminé", comme si elle n'en revenait pas.

Il avait un cancer de la vessie inopérable.

Lui, qui ne semblait pas triste, lui a répondu calmement: "Ben oui, mais même s'ils trouvaient une façon de traiter ma vessie, je ne vivrais pas éternellement!"

Cette réponse a comme clos la discussion.

C'était une évidence. Même moi j'étais d'accord. Je me suis même dit: "Quelle bonne façon d'accepter la mort!"

Mais quand on y pense un peu plus, si les médecins réussissaient à guérir son cancer, et ensuite à réparer tous les autres morceaux qui lâchent, mieux à stopper le vieillissement, voire, l'inverser quelque peu, notre homme pourrait vivre indéfiniment...

Mourir n'est donc pas une évidence. 

Mais en attendant, effectivement, il faut trouver des moyens de l'accepter. 

C'est le livre que je suis en train de lire de Sogyal Rinpoché, "Le livre tibétain de la vie et de la mort", qui m'a rappelé cette anecdote. 

vendredi 24 juillet 2026

Les objets meurent aussi

C'est l'intuition qui m'est venue lors de ma dernière visite à Montréal. 

En circulant dans les rues, j'ai vu le dépérissement des bâtiments, même le changement complet de coins de rue.

Rien ne reste pareil, même l'intérieur des maisons. Définitivement, les endroits où j'ai vécu, où j'ai circulé, où j'ai souffert, et où j'ai aimé, n'existent plus et ne sont plus que dans ma mémoire, qui s'estompe, elle aussi.

Toute notre réalité matérielle est une sorte d'illusion. 

Il ne sert à rien de s'attacher aux objets ou aux lieux: ils périssent tout comme nous.

vendredi 10 juillet 2026

Ma mère est dans un centre

Je me sens vraiment mal.

J'ai l'impression d'être en train de mourir...

Je ne peux pas croire qu'on en soit rendu là.

Je n'ai personne non plus à qui en parler, sauf ce journal...

Il me faut maintenant essayer de ne pas avoir de crise de panique, et surtout, travailler sur mon énergie, la bonne énergie, c'est vital.