Je suis extrêmement malade de ces temps-ci, tellement que hier, je me sentais comme un mourant. J'étouffais littéralement. Nez et poumons scrap. J'étais essoufflé juste en marchant. J'ai vu pneumologue et rhumatologue cette semaine, ils ne peuvent rien faire, ils ne savent pas ce que j'ai. Je sens des vibrations dans mes poumons depuis janvier.
Moi qui pensais qu'en avril tout serait beau, après un hiver difficile physiquement et psychologiquement, que je pourrais retourner au gym et me remettre sur la track, je me trompais, parce que j'avais oublié le pic de pollen en avril. Mais les problèmes sérieux ont commencé au début mars, dès qu'il y a des petits bourgeons dans les arbres.
J'ai pris conscience, de plus en plus clairement au fil des mois, des années peut-être, à force de me promener en bicycle sous la pluie frette, que nous avons au Québec, un bon 7 mois par année de noirceur, de froid, de neige, de glace, de pluie, de vent arctique, où personnellement, je ne peux rien faire d'autre que souffrir et rester encabané les jours de congé. Avec l'âge, je trouve ce pays extrêmement déprimant et difficile à vivre.
Je devrais aller mieux en mai, mais on va voir comment ça va aller cette année. J'espère que ma vie n'est pas déjà finie. Avec les problèmes de santé que j'ai, je n'ai pas le choix de penser à ça quotidiennement et de me faire du souci. Les problèmes respiratoires, entre autres, me rappellent constamment ma condition. Je voudrais revenir à Montréal, où il y a plus d'humidité, mais qui sait si je serais vraiment mieux là-bas aujourd'hui? Une chose est sûre, c'est que je serais au moins psychologiquement mieux, et ce serais mon rêve d'y retourner, mais c'est tellement compliqué, que je sais pas en combien d'étapes ce sera possible. C'est juste une question d'argent, encore une fois.
J'aimerais vivre en coop à Montréal avec mon petit chien, et mourir là-bas, dans mes souvenirs, seul et isolé.