«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno

mardi 24 février 2026

Savoir ce qui est important et ce qui n'est pas important

C'est la seule chose qu'il faut savoir dans la vie, et qui prend le plus de temps à acquérir, malheureusement. Toute notre vie est parsemée d'illusions tenaces qui nous tirent en tout sens, nous rendent esclaves et nous font donc perdre un temps précieux qui aurait pu être consacré à ce qui est important. La vie de la plupart des gens est un gâchis, une catastrophe, et à la fin, un non-sens total. C'est comme si la vie se fourvoyait elle-même, qu'elle se chargeait de nous tromper, de nous amener sur des voies de garage ou dans des culs-de-sac. Et quand, par chance, on s'en rend compte, il est souvent tard, et on essaie alors de sauver les meubles, de sauver ce qu'on peut encore sauver de ce grand mirage mortel qu'est la vie.

La première chose à faire pour celui ou celle qui veut avoir une chance d'entrevoir la vérité dans sa vie, c'est de tout remettre en question. 

vendredi 6 février 2026

Sens moral pourri dans les épiceries

Ça fait 2 fois en 2 jours que je me retrouve avec du poisson pourri de l'épicerie "populaire" ici à Québec, soit-disant "moins chère", avec la grosse face de con du directeur sur la bannière à l'intérieur.

La 2e fois, on peut comprendre que j'étais écoeuré. Je suis donc allé à l'épicerie sans ramener le poisson que j'avais cuit la veille. 

Au comptoir, on me fait attendre 10 minutes, puis un employé survient, mais ce n'était pas le ou la gérante, il ne pouvait donc rien faire. De plus, il me disait qu'il fallait ramener le poisson (message du directeur). J'argumente et lui demande de parler au directeur. 

Il arrive au bout de 5 minutes. Je lui explique que j'ai sorti hier soir les 3 truites de leur emballage, ça sentait pas très bon. J'ai décidé de les faire cuire quand même. Mais en les goûtant par après, ça donnait la nausée par endroit. Ça avait comme un petit goût de parmesan sur les parties minces du bas.

Il me dit avec un air légèrement suffisant qu'il a plus de 10 000 clients, et que c'est la politique. Je lui ai demandé ce que ça allait lui donner de plus de ravoir son poisson pourri. Va-t-il le goûter? 

Je lui ai dit d'aller en prendre un dans son comptoir, de l'ouvrir et de le sentir. Il en restait de la même date d'expiration qui était le lendemain. Il me dit qu'il n'ouvrirait pas un paquet pour rien, puisqu'il n'y avait pas eu de retours... Quel genre d'argument cela était-ce?

Il se foutait bien de moi, puisque j'en faisais un retour live.

Mais qu'est-ce qu'il attend pour vérifier ses poissons? Qu'il y ait plusieurs retours? Des empoisonnements? Des morts?

Il s'en foutait, il a plus de 10 000 clients qui mangent la merde dans sa main, et au prix fort.

Ce n'est plus le client qui a toujours raison, maintenant, c'est le magasin. Le foutage de gueule dans les commerces est aujourd'hui la norme.

Je lui ai dit que j'allais retourner chez moi, en bicyclette dans la neige, lui ramener son poisson pour me faire rembourser, et que je ne viendrais plus jamais magasiner dans son épicerie. 

Et c'est ce que j'ai fait. Je suis allé à une épicerie concurrente plus loin, et j'ai colporté la nouvelle au plus d'employés que je pouvais. Arrivé à la caisse, j'ai lancé ma carte fidélité de l'autre épicerie au caissier, lui ait dit de la jeter. Ensuite je lui ai demandé leur carte fidélité, et j'ai changé de bannière. 

Je suis écoeuré des gens comme ce gros con de directeur qui n'ont aucun sens moral, aucun souci du client, qui regarde les chiffres à la bourse et qui se disent que l'argent va rentrer de toute façon, puisqu'il faut bien que les gens mangent.

Ils sont aussi écoeurants que la merde qu'ils vendent.

Je leur souhaite de faire faillite rapidement.

lundi 2 février 2026

Moments magiques

Ces moments magiques où je marche dans l'herbe des champs.

Au bout de la rue Henri-Julien dans Villeray, j'arrive à la track de chemin de fer en pleine nuit, je cherche le trou dans la clôture avec la lumière de mon cell pour passer de l'autre côté, puis j'arrive dans un champ aux herbes hautes, dans le Plateau. J'ai fait souvent ce chemin.

J'y pense souvent.

J'en rêve. C'est une partie du Montréal que j'aime, et qui porte ma trace. 

Je laisse une part de moi de l'autre côté de la track dans Villeray, et je passe dans un autre monde, bien connu, mais toujours nouveau, celui du Plateau.

vendredi 23 janvier 2026

N'être compris de personne

Pourquoi?

Depuis si longtemps, j'ai ce sentiment lancinant.

Compris ni de ma famille, ni de mes amis, ni de ma blonde, ni de personne...

Malgré tous mes efforts pour me faire comprendre, et qui n'ont jamais servis à rien.

Je me suis dit longtemps que c'est parce que je n'étais pas encore tombé sur les bonnes personnes.

Mais nous semblons tous vivre dans des univers parallèles.

Moi qui pensais qu'au moins l'amour pouvait établir des ponts, faire en quelque sorte un miracle: même pas.

J'y croyais beaucoup. 

Mais l'illusion est forte.

Je me retrouve donc seul avec mon moi-même, après tous ces tiraillages amoureux, ces amitiés qui finissent en queue de poisson, ces espérances, ces compromis, et ces conflits inutiles, comme au début de toute cette aventure.

Je suis absolument seul au monde.

Dans mon monde.

C'est ben correct.

mardi 20 janvier 2026

Se battre avec les Trump de ce monde

Ma vie de tous les jours est un combat avec les extravertis de ce monde, vous savez, ceux qui se nourrissent du bruit, de la foule et de la vitesse, car ils sont rendus partout, ils visent à la domination universelle. Beaucoup de ces extravertis (qui pullulent aujourd'hui) sont des idiots, mais sûrs d'eux-mêmes, ce qui en impose à tout le monde, mais pas aux introvertis, qui sont au courant de la méprise, mais veulent avant tout éviter les conflits, afin de pouvoir poursuivre en paix leur vie intérieure. 

Le problème dans ce monde, à cause de la façon tordue dont il est fait, est que les introvertis, à la fin, n'y peuvent subsister, car il n'est tout simplement pas fait pour eux. Et c'est le type d'économie qui dicte la marche à suivre et qui choisit qui réussira à s'imposer, et ce sont les types qui suivent l'exemple de Trump, ceux qui aiment qu'on consacre tout notre temps et nos énergies à les enrichir, alors qu'on peine à survivre, jusqu'à ce que le système craque. J'ai connu des personnes très intelligentes, mais qui étaient à des postes très inférieurs à leur capacités, tout simplement parce qu'elles avaient un côté introverti et n'arrivaient pas à mettre en valeur leurs compétences, n'ayant pas la grande gueule tant admirée par les extravertis aux manettes du pouvoir. Et inversement, j'en ai connu bien d'autres qui ne méritaient pas leur position, mais qui se "vendaient" bien, même s'ils n'avaient vraiment rien à vendre. C'est ceux qu'on appelle les "performeurs d'entrevue", tant aimés par le marché de l'emploi. C'est pourquoi le monde est à l'envers et que personne n'est à sa place.

Le jeu économique actuel est fait pour les grandes gueules, les menteurs, les bullshitteurs professionnels, les arrogants, les intimidateurs, les pilleurs, les abuseurs, les manipulateurs, les effrontés, les suffisants, les cyniques, les "audacieux", les philistins, les gens avec de grands plans d'action, qui épatent, mais qui, au final, font travailler les autres pour rien. Et puisque les extravertis ont tendance à engager des gens comme eux, et qu'ils sont impressionnés par les premières "bonnes impressions", les apparences, les grands plans qui satisfont leur ego et donnent l'impression d'agir, la "volonté", les compétences de blabla social des gens entièrement tournés vers l'extérieur et sans apparence d'aucune vie intérieure sérieuse "ennuyante", les introvertis sont graduellement éliminés et relégués dans les marges.

Je me suis rendu compte de ce problème avec le temps et à force de me frotter au monde, sans avoir réussi à ne pas me salir ni à perdre mon sang-froid. Ce qui fait qu'aujourd'hui je passe presque tout mon temps à me battre avec ces gens, et que je n'ai plus une seule minute pour ma vie intérieure, la culture, le recueillement, la pensée. J'en suis réduit à l'état misérable de zombie exténué et malade qui commence à prendre de plus en plus de pilules contre la douleur et pour dormir. Je n'arrive plus à trouver le calme, la paix et la sérénité dont j'ai tant besoin pour retrouver mon centre et mes énergies en tant qu'introverti. Je suis cerné par une sorte d'agitation permanente, de "bougeotte" physique et mentale, de fébrilité, de superficialité, de turbulances, d'insécurité, de manigances sans fin, de batailles de mots.

J'en suis réduit à l'état absurde où j'essaie encore de m'instruire des génies et des grands auteurs anciens, mais où demain je devrai peut-être tout abandonner, et laisser ma pensée de côté, pour revêtir l'uniforme, et sacrifier ma vie dans une guerre mondiale stupide créée de toute pièces par des extravertis devenus fous.

Oui, nous en sommes réduits à nous laisser diriger par les brutes et les stupides à l'exemple de ce Trump, et attendre que le bateau coule, et nous avec eux...