J'ai passé une partie de mon sommeil à faire des rêves érotiques, surtout ce matin. C'était torride, mais pas sexuellement, c'était plutôt émotionnel, l'union des corps, la fusion, la proximité absolue. Je revenais en mémoire aux moments intensément érotiques que j'ai vécus adolescent. Je jurais à la femme que je caressais que je l'aimerais pour la vie, que c'était pour la vie, quoi qu'il arrive, mais quand on est jeune et que c'est notre premier amour, c'est toujours ainsi : tout est en termes d'absolu, d'éternel et d'intensité. Il n'y a pas de distance encore entre le corps émotionnel et le corps rationnel, tout ne fait qu'un. Ce n'est que plus tard, avec la souffrance et le déchirement de la chair que la méfiance et le refus viendront, et encore, je me surprends souvent à me dire : «Allons-y no strings atttached...». Il n'y a aucune place pour l'oubli. En chacune, inconsciemment, je cherche celle que j'ai perdue. Une impossible retrouvaille, et insensée. J'aimerais pouvoir tout effacer, et en même temps non. Son amour m'a mis au monde.
Je suis irrémédiablement fou...
«Je n'ai qu'une passion: celle qui me permet d'être libre sous le joug, content dans la peine, riche dans la nécessité et vivant dans la mort.» Giordano Bruno
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samedi 19 juin 2010
lundi 15 février 2010
Un mot sur l'amour
Ce billet fait écho à celui de Gab sur son blog Je devrais écrire. Ce n'est pas une attaque, mais seulement l'expression de mon point de vue.
J'ai été longtemps autoanalysant, c'est-à-dire que je jouais au jeu de l'introspection des psychologues et de la psy pop qui envahit toutes les sphères de notre vie (aujourd'hui j'appelle ça jouer à l'autruche, mais en soi-même). Ça fait objectif, scientifique et intelligent, et surtout neutre et froid : je cherche les motifs qui me font agir, je veux connaître les causes de telle émotion, telle excitation, telle pensée, etc., et je me nourris par conséquent de moulte biologisme et psychologisme faisant de moi un animal entièrement déterminé qu'on plogue et déplogue comme un réfrigérateur. Cependant, après avoir «tout» analysé (attention, vertige!), l'autoanalysant aura au moins oublié d'analyser ce tic nerveux qu'est devenue aujourd'hui cette autoanalyse de merde à la Freud.
C'est lorsqu'il y a un problème avec la mécanique qu'on cherche à savoir comment ça marche, autrement, tout va comme sur des roulettes, et normalement, tout devrait aller comme sur des roulettes. Au moment où je n'avais aucun motif d'agir et aucune volonté, je cherchais les motifs qui me faisaient agir, et si j'en avais des restants, ils ont été proprement réduits en miettes. Même chose pour tout ce qui se rattache à l'amour et aux émotions, fortes ou pas. On veut savoir pourquoi on pleure, pourquoi on rit, pourquoi on aime, pourquoi on bande. Le biologiste et le psychologue sont contents là, parce qu'ils vont avoir un nouveau client à grinder. C'est pas compliqué : on tue l'amour quand on en cherche les causes jusqu'au bout, et on tue aussi la volonté. Pourquoi? Parce qu'on les réduit à de simples «causes» toujours, au bout du compte, inventées par soi-même, dans un schéma de causalité où tout n'est que matière plate et banale et prévisible et sans valeur autre que mercantile ou énergétique. Comment puis-je voir cela autrement que comme un symptôme d'autodestruction typique de notre époque? Chérie, je t'aime parce que tu causes une libération de dopamine dans mon cerveau, et que ton bassin est de la taille idéale pour faire des bébés !?
Mon objection à toute cette rage de se réduire en miettes et en ramassis de boyaux en évolution c'est : on ne sait jamais totalement pourquoi on aime, ni pourquoi on veut. Oubliez les hormones, les phéromones, la sélection des «plus forts» et les stupides théories évolutionnistes, et surtout ce ridicule et excité Richard Dawkins (probablement un prêtre dans le placard) qui passe son temps à nier l'existence de Dieu, autrement dit, d'une chose farfelue qu'il ne peut objectivement ni nier ni affirmer, tout autant que les anges, les Loas, Sammonocodom, ou autres conneries.
Pour finir : comment peut-on réfuter avec des raisons ce qu'une personne croit sans raisons? (avertissement : cette dernière phrase constitue une digression totale) Le racine du problème n'est pas la croyance même, mais le fait de croire. Qu'est-ce qui nous pousse à avoir ce genre de croyances, pourquoi croit-on, comment croyons-nous, et surtout, pourquoi veut-on croire? Il faudrait s'intéresser davantage au phénomène de la croyance de type religieux, ou plus généralement, de la croyance à des motifs premiers et à des fins dernières destinés à orienter et donner un sens à l'action dans le cadre plus général d'une interprétation du monde. En ce sens, Dawkins ne résout en rien le problème, il ne fait que rejeter ces croyances comme telles, sans s'intéresser au phénomène, pour mieux se draper dans ses extrapolations évolutionnistes qui ne sont finalement que d'autres croyances, mais à saveur scientifique.
C'est lorsqu'il y a un problème avec la mécanique qu'on cherche à savoir comment ça marche, autrement, tout va comme sur des roulettes, et normalement, tout devrait aller comme sur des roulettes. Au moment où je n'avais aucun motif d'agir et aucune volonté, je cherchais les motifs qui me faisaient agir, et si j'en avais des restants, ils ont été proprement réduits en miettes. Même chose pour tout ce qui se rattache à l'amour et aux émotions, fortes ou pas. On veut savoir pourquoi on pleure, pourquoi on rit, pourquoi on aime, pourquoi on bande. Le biologiste et le psychologue sont contents là, parce qu'ils vont avoir un nouveau client à grinder. C'est pas compliqué : on tue l'amour quand on en cherche les causes jusqu'au bout, et on tue aussi la volonté. Pourquoi? Parce qu'on les réduit à de simples «causes» toujours, au bout du compte, inventées par soi-même, dans un schéma de causalité où tout n'est que matière plate et banale et prévisible et sans valeur autre que mercantile ou énergétique. Comment puis-je voir cela autrement que comme un symptôme d'autodestruction typique de notre époque? Chérie, je t'aime parce que tu causes une libération de dopamine dans mon cerveau, et que ton bassin est de la taille idéale pour faire des bébés !?
Mon objection à toute cette rage de se réduire en miettes et en ramassis de boyaux en évolution c'est : on ne sait jamais totalement pourquoi on aime, ni pourquoi on veut. Oubliez les hormones, les phéromones, la sélection des «plus forts» et les stupides théories évolutionnistes, et surtout ce ridicule et excité Richard Dawkins (probablement un prêtre dans le placard) qui passe son temps à nier l'existence de Dieu, autrement dit, d'une chose farfelue qu'il ne peut objectivement ni nier ni affirmer, tout autant que les anges, les Loas, Sammonocodom, ou autres conneries.
Pour finir : comment peut-on réfuter avec des raisons ce qu'une personne croit sans raisons? (avertissement : cette dernière phrase constitue une digression totale) Le racine du problème n'est pas la croyance même, mais le fait de croire. Qu'est-ce qui nous pousse à avoir ce genre de croyances, pourquoi croit-on, comment croyons-nous, et surtout, pourquoi veut-on croire? Il faudrait s'intéresser davantage au phénomène de la croyance de type religieux, ou plus généralement, de la croyance à des motifs premiers et à des fins dernières destinés à orienter et donner un sens à l'action dans le cadre plus général d'une interprétation du monde. En ce sens, Dawkins ne résout en rien le problème, il ne fait que rejeter ces croyances comme telles, sans s'intéresser au phénomène, pour mieux se draper dans ses extrapolations évolutionnistes qui ne sont finalement que d'autres croyances, mais à saveur scientifique.
mercredi 27 janvier 2010
L'amour éternel
Je revenais hier dans le bus, en me remettant de mon EMG, où on m'a fait bondir les bras avec des décharges électriques comme des cuisses de grenouilles dans une expérience de bio 101, et je pensais à ces deux longs billets que j'avais éliminés il y a quelques mois pour pouvoir mieux oublier de ce dont ils parlaient : eh bien, ça a fait l'effet contraire, ils me hantent les sacrament! Je parlais dans le premier de mon aventure en prison, et dans l'autre, de ma recherche de coke un soir dans le monde des travestis. Mais c'est surtout le premier qui me manque, car j'avais décrit en détail tout le périple et j'y avais mis beaucoup d'effort, pour ensuite l'éliminer au bout de deux semaines... Je n'avais eu aucun feedback pour ce billet, alors je me disais que le monde s'en foutait, ou que ça les embarrassait tout simplement que de me voir conter des expériences aussi peu glorieuses, j'en avais honte un peu en effet... et ça ne cadrait plus du tout avec la personne civilisée et relativement calme que je suis devenue aujourd'hui. Donc, dans un élan de masochisme, j'ai éliminé en une seconde un travail de plusieurs heures, et qui de plus, m'avait coûté à écrire point de vue émotif. Par la suite, quand j'ai vu Beigbeder parler de ses histoires de coke et de séjour en prison en en riant et en faisant rire tout le monde à la télévision nationale, j'ai compris que je dramatisais un peu trop les choses et que je devrais plutôt apprendre à rire de toutes mes conneries, et surtout, apprendre à rire un peu plus, tout court. Je suis toujours trop sérieux, parce que je lis des livres trop sérieux, et surtout, parce que je vois la vie de façon tragique et que je suis stressé à mort par ma propre mort. Il n'y a pas que la philosophie dans la vie, et de plus, dans la joie toute simple et le plaisir de se sentir vivre, on trouve déjà assez de philosophie. Comme disait Pascal : «La vraie philosophie se moque de la philosophie», mais cherchez donc à savoir ce qu'il voulait vraiment dire par là, faudrait en lire davantage. Pour ma part, je préfère rester simple et l'interpréter au premier niveau, c'est tout. On se cassera la tête plus tard sur les détails, et peut-être même que ça voudra dire tout le contraire de ce qu'on pensait au début! C'est ce qui arrive des fois quand on creuse trop : au lieu de découvrir les fondements, on se retrouve en Chine la tête à l'envers!
Vaudrait mieux des fois s'en tenir un peu plus à la surface, ça nous éviterait bien des ennuis. À force de me casser la gueule dans les «profondeurs», j'en suis venu à relativiser un peu plus, à commencer par l'amour... Il m'est arrivé d'être un homme qui aimait trop. Je croyais, en digne romantique, à l'amour éternel; aujourd'hui je sais que ce n'était que pour plaire aux femmes, et je me suis laissé enfirouaper par mes propres discours. En effet, l'amour «éternel» ne court pas les rues, mais il est pourtant sur toutes les lèvres, et on continue d'en rêver, et d'en rêver, et d'en rêver... On cherche la femme idéale, l'homme idéal, puis on se rabat souvent sur des substituts «en attendant». Après tout, il faut bien que la Nature poursuive son oeuvre sans la perfection, qui n'est pas souvent au rendez-vous. Eh bien, cette belle recherche de l'absolu, de la perfection et des «fondements» m'a conduit, plus souvent qu'autrement, direct au poste de police le plus près. L'amour tue : ce fut ma conclusion, et depuis ce temps je n'ai plus de problèmes. Voilà : Éros et Thanatos collés dos à dos, les enfoirés! Je lisais L'Égoïste romantique de Beigbeder, pour lequel, à chaque fois que je feuillette un de ses livres, j'ai l'impression de lire mes propres pensées dans mon journal intime, et je vérifie vainement les dates d'impression pour m'assurer qu'il n'y pas eu plagiat avec mon blogue tellement les coïncidences dans les pensées sont fortes (quoi? quelqu'un qui se fait du gros cash sur mon dos pendant que je pourris dans la merde!?), et je suis tombé sur ceci, que j'aurais pu retaper de mon journal (mais où parmi la douzaine?) : «Pour que les gens tombent amoureux de vous, il n'y a pas trente-six méthodes : il faut faire semblant de s'en foutre complètement.» Bon, d'accord, c'est une pensée assez commune et qui n'a rien d'original, mais il faut regarder l'ensemble. Et de plus, ça ne marche pas à tout coup, puisque si l'autre personne en face de vous pense pareil, il n'y aura que deux asymptotes qui ne se rejoindront jamais, ou qui se rejoindront peut-être, mais dans un élan de passion incontrôlable, et de plus, ça coûtera cher par la suite à celui ou celle qui aura perdu la mainmise sur la situation, car les gens aiment le pouvoir plus que l'amour. C'est un peu comme les ruses dans Le Prince de Machiavel que tout le monde a lu, et qui n'ont donc comme résultat que nous vivons dans un monde plus laid, sans véritables gagnants, car tous connaissent la petite recette du pouvoir et disposent en plus naturellement, aujourd'hui, d'assez de cynisme pour pouvoir prendre certaines distances par rapport aux grands idéaux qui nous ont tant fourvoyés. Un peu de sens pratique et de terre-à-terrisme, ça fait toujours du bien.
Mais voilà aussi, lorsque les ruses sont neutralisées parce qu'elles sont connues des deux personnes, on revient au point de départ, mais au deuxième niveau! Si les deux savent pertinemment que l'autre va l'ignorer et le faire courir pour le faire tomber en amour et avoir plus d'emprise, il va se passer autre chose. Il va se passer une sympatisation par la connaissance mutuelle de la technique de séduction. Le problème maintenant, c'est de savoir si lorsque l'autre personne cède enfin, elle est vraiment sincère ou ça ne fait encore partie que de la ruse... Ça ressemble beaucoup à une guerre froide, n'est-ce pas? Et c'est aussi la personne qui garde le plus la tête froide qui «gagne», ou plutôt, qui ne perd pas. En effet : elle ne perd pas la tête, et donc, la conserve...
Vaudrait mieux des fois s'en tenir un peu plus à la surface, ça nous éviterait bien des ennuis. À force de me casser la gueule dans les «profondeurs», j'en suis venu à relativiser un peu plus, à commencer par l'amour... Il m'est arrivé d'être un homme qui aimait trop. Je croyais, en digne romantique, à l'amour éternel; aujourd'hui je sais que ce n'était que pour plaire aux femmes, et je me suis laissé enfirouaper par mes propres discours. En effet, l'amour «éternel» ne court pas les rues, mais il est pourtant sur toutes les lèvres, et on continue d'en rêver, et d'en rêver, et d'en rêver... On cherche la femme idéale, l'homme idéal, puis on se rabat souvent sur des substituts «en attendant». Après tout, il faut bien que la Nature poursuive son oeuvre sans la perfection, qui n'est pas souvent au rendez-vous. Eh bien, cette belle recherche de l'absolu, de la perfection et des «fondements» m'a conduit, plus souvent qu'autrement, direct au poste de police le plus près. L'amour tue : ce fut ma conclusion, et depuis ce temps je n'ai plus de problèmes. Voilà : Éros et Thanatos collés dos à dos, les enfoirés! Je lisais L'Égoïste romantique de Beigbeder, pour lequel, à chaque fois que je feuillette un de ses livres, j'ai l'impression de lire mes propres pensées dans mon journal intime, et je vérifie vainement les dates d'impression pour m'assurer qu'il n'y pas eu plagiat avec mon blogue tellement les coïncidences dans les pensées sont fortes (quoi? quelqu'un qui se fait du gros cash sur mon dos pendant que je pourris dans la merde!?), et je suis tombé sur ceci, que j'aurais pu retaper de mon journal (mais où parmi la douzaine?) : «Pour que les gens tombent amoureux de vous, il n'y a pas trente-six méthodes : il faut faire semblant de s'en foutre complètement.» Bon, d'accord, c'est une pensée assez commune et qui n'a rien d'original, mais il faut regarder l'ensemble. Et de plus, ça ne marche pas à tout coup, puisque si l'autre personne en face de vous pense pareil, il n'y aura que deux asymptotes qui ne se rejoindront jamais, ou qui se rejoindront peut-être, mais dans un élan de passion incontrôlable, et de plus, ça coûtera cher par la suite à celui ou celle qui aura perdu la mainmise sur la situation, car les gens aiment le pouvoir plus que l'amour. C'est un peu comme les ruses dans Le Prince de Machiavel que tout le monde a lu, et qui n'ont donc comme résultat que nous vivons dans un monde plus laid, sans véritables gagnants, car tous connaissent la petite recette du pouvoir et disposent en plus naturellement, aujourd'hui, d'assez de cynisme pour pouvoir prendre certaines distances par rapport aux grands idéaux qui nous ont tant fourvoyés. Un peu de sens pratique et de terre-à-terrisme, ça fait toujours du bien.
Mais voilà aussi, lorsque les ruses sont neutralisées parce qu'elles sont connues des deux personnes, on revient au point de départ, mais au deuxième niveau! Si les deux savent pertinemment que l'autre va l'ignorer et le faire courir pour le faire tomber en amour et avoir plus d'emprise, il va se passer autre chose. Il va se passer une sympatisation par la connaissance mutuelle de la technique de séduction. Le problème maintenant, c'est de savoir si lorsque l'autre personne cède enfin, elle est vraiment sincère ou ça ne fait encore partie que de la ruse... Ça ressemble beaucoup à une guerre froide, n'est-ce pas? Et c'est aussi la personne qui garde le plus la tête froide qui «gagne», ou plutôt, qui ne perd pas. En effet : elle ne perd pas la tête, et donc, la conserve...
Dès que j'ai commencé à garder la tête froide et que j'ai cessé stupidement de chercher la «bonne», ze one, les femmes ont afflué comme jamais. J'ai vu la situation se renverser radicalement sous mes yeux, et je n'en revenais tout simplement pas. Au lieu d'être constamment en disette et d'être obligé de prendre ce qui passe, j'avais le choix! Je me sentais capable d'aborder n'importe quelle femme et de l'inviter, parce que je ne cherchais pas à me l'approprier. Je ne faisais que lécher les vitrines, mais je n'entrais pas. C'est ma conception de la femme comme une «fleur», et non comme une pièce de viande à enfiler, qui a tout changé. Conception très orientale, et très zen et très belle et très libératrice, et au fond, très romantique, mais d'une autre façon : c'est un «romantisme» qui libère au lieu de chercher à s'approprier et à s'accrocher, et qui redonne le respect aux choses et aux individus.
(J'en parle aussi dans ce texte-là, ma conception de la femme comme une «fleur» sans «finalité», car la rose est sans pourquoi.
vendredi 18 septembre 2009
What is love?
À la question qui est sur toutes les lèvres, «Qu'est-ce que l'amour?», je réponds que l'amour est une invention romanesque des temps modernes, un «produit de luxe», un passe-temps amusant, un épiphénomène des sociétés d'abondance et que son équivalence pratique se traduit concrètement par «amour = tu ne me tapes pas trop sur les nerfs».
Dans l'ancien temps, on trimait dur, on n'avait pas trop le temps d'aimer, de faire le tendre et de toute façon, on n'aimait pas pareil, la sensibilité était beaucoup moins développée, moins épidermique. On aimait quand on avait le temps, et quand on n'était pas trop fatigués. Avant, on devait traire les vaches, aller puiser de l'eau, laver le linge à la main, bûcher du bois, creuser des sillons, essayer de survivre aux maringouins, répandre le fumier, etc. On n'avait pas le temps de se pâmer devant la beauté de l'«autre», de composer des odes à l'amour et de se regarder dans le blanc des yeux pendant des heures. Le plus souvent, l'amour se trouvait à être plus pragmatique, et les hommes n'étaient pas les moumounes que nous avons aujourd'hui qui pleurent comme des madones à la moindre contrariété ou au moindre coup du sort, tout bronzés avec des pecs en plastique des tatouages et zéro endurance. Ils ont seulement l'air tough, c'est tout; c'est l'apparence qui compte.
Ainsi, dans l'amour tel que nous le connaissons aujourd'hui, il y a bien du niaisage, du coupage de cheveux en quatre, et du passage par quatre chemins. Je ne suis pas de cette mouture-là. Je suis largement un partisan de l'amour à l'ancienne, et quand j'ai envie de ma blonde, je lui dis sans fioritures aucunes, «Femme, couche-toi là, que je te fourre». Et ensuite la vie peut tout doucement reprendre son cours.
Dans l'ancien temps, on trimait dur, on n'avait pas trop le temps d'aimer, de faire le tendre et de toute façon, on n'aimait pas pareil, la sensibilité était beaucoup moins développée, moins épidermique. On aimait quand on avait le temps, et quand on n'était pas trop fatigués. Avant, on devait traire les vaches, aller puiser de l'eau, laver le linge à la main, bûcher du bois, creuser des sillons, essayer de survivre aux maringouins, répandre le fumier, etc. On n'avait pas le temps de se pâmer devant la beauté de l'«autre», de composer des odes à l'amour et de se regarder dans le blanc des yeux pendant des heures. Le plus souvent, l'amour se trouvait à être plus pragmatique, et les hommes n'étaient pas les moumounes que nous avons aujourd'hui qui pleurent comme des madones à la moindre contrariété ou au moindre coup du sort, tout bronzés avec des pecs en plastique des tatouages et zéro endurance. Ils ont seulement l'air tough, c'est tout; c'est l'apparence qui compte.
Ainsi, dans l'amour tel que nous le connaissons aujourd'hui, il y a bien du niaisage, du coupage de cheveux en quatre, et du passage par quatre chemins. Je ne suis pas de cette mouture-là. Je suis largement un partisan de l'amour à l'ancienne, et quand j'ai envie de ma blonde, je lui dis sans fioritures aucunes, «Femme, couche-toi là, que je te fourre». Et ensuite la vie peut tout doucement reprendre son cours.
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