J'ai été surpris en voyant les toiles du peintre John Little de reconnaître immédiatement certaines rues de Montréal et même de Québec (que je connais pourtant beaucoup moins) des années 50 et 70, et c'est à ce moment que j'ai compris pourquoi. C'est parce que je les ai parcouru à pied et à vélo. Il n'y a que ces façons de parcourir les rues qui nous permettent de les ressentir suffisamment pour en être imprégnés durablement, parce qu'elles nous donnent le temps de les observer. Je fais mon éloge quotidiennement de cette nécessaire et bienfaisante lenteur. C'est la meilleure façon d'aimer nos villes, tout en leur donnant de l'amour.
samedi 14 mars 2026
vendredi 13 mars 2026
La tête dans les toilettes avec la politique et l'économie
Tout ce qui s'éloigne de l'art pour moi ne vaut plus rien. Que les politiciens et les économistes, les obsédés de pouvoir et d'argent et de barils de pétrole font pâle figure face aux artistes. Que tous ces drabes de politiciens et d'économistes qui ne savent pas vivre et tous ceux qui n'ont jamais pensé à l'art aillent au diable. Qu'ils se suppriment l'un l'autre dans leurs guerres et ce sera bon débarras.
À force d'écouter ces gens insignifiants qui monopolisent notre attention avec des urgences créées de toutes pièces, et qui bâtissent ainsi leur pouvoir sur la peur, nous avons perdu le sens du plaisir, de la beauté, de la bonté, de la créativité, de l'intelligence et de la facilité, et avons même oublié la simple joie de vivre.
Il faut toujours penser à l'art dans tout ce qu'on fait.
mardi 24 février 2026
Savoir ce qui est important et ce qui n'est pas important
C'est la seule chose qu'il faut savoir dans la vie, et qui prend le plus de temps à acquérir, malheureusement. Toute notre vie est parsemée d'illusions tenaces qui nous tirent en tout sens, nous rendent esclaves et nous font donc perdre un temps précieux qui aurait pu être consacré à ce qui est important. La vie de la plupart des gens est un gâchis, une catastrophe, et à la fin, un non-sens total. C'est comme si la vie se fourvoyait elle-même, qu'elle se chargeait de nous tromper, de nous amener sur des voies de garage ou dans des culs-de-sac. Et quand, par chance, on s'en rend compte, il est souvent tard, et on essaie alors de sauver les meubles, de sauver ce qu'on peut encore sauver de ce grand mirage mortel qu'est la vie.
La première chose à faire pour celui ou celle qui veut avoir une chance d'entrevoir la vérité dans sa vie, c'est de tout remettre en question.
vendredi 6 février 2026
Sens moral pourri dans les épiceries
Ça fait 2 fois en 2 jours que je me retrouve avec du poisson pourri de l'épicerie "populaire" ici à Québec, soit-disant "moins chère", avec la grosse face de con du directeur sur la bannière à l'intérieur.
La 2e fois, on peut comprendre que j'étais écoeuré. Je suis donc allé à l'épicerie sans ramener le poisson que j'avais cuit la veille.
Au comptoir, on me fait attendre 10 minutes, puis un employé survient, mais ce n'était pas le ou la gérante, il ne pouvait donc rien faire. De plus, il me disait qu'il fallait ramener le poisson (message du directeur). J'argumente et lui demande de parler au directeur.
Il arrive au bout de 5 minutes. Je lui explique que j'ai sorti hier soir les 3 truites de leur emballage, ça sentait pas très bon. J'ai décidé de les faire cuire quand même. Mais en les goûtant par après, ça donnait la nausée par endroit. Ça avait comme un petit goût de parmesan sur les parties minces du bas.
Il me dit avec un air légèrement suffisant qu'il a plus de 10 000 clients, et que c'est la politique. Je lui ai demandé ce que ça allait lui donner de plus de ravoir son poisson pourri. Va-t-il le goûter?
Je lui ai dit d'aller en prendre un dans son comptoir, de l'ouvrir et de le sentir. Il en restait de la même date d'expiration qui était le lendemain. Il me dit qu'il n'ouvrirait pas un paquet pour rien, puisqu'il n'y avait pas eu de retours... Quel genre d'argument cela était-ce?
Il se foutait bien de moi, puisque j'en faisais un retour live.
Mais qu'est-ce qu'il attend pour vérifier ses poissons? Qu'il y ait plusieurs retours? Des empoisonnements? Des morts?
Il s'en foutait, il a plus de 10 000 clients qui mangent la merde dans sa main, et au prix fort.
Ce n'est plus le client qui a toujours raison, maintenant, c'est le magasin. Le foutage de gueule dans les commerces est aujourd'hui la norme.
Je lui ai dit que j'allais retourner chez moi, en bicyclette dans la neige, lui ramener son poisson pour me faire rembourser, et que je ne viendrais plus jamais magasiner dans son épicerie.
Et c'est ce que j'ai fait. Je suis allé à une épicerie concurrente plus loin, et j'ai colporté la nouvelle au plus d'employés que je pouvais. Arrivé à la caisse, j'ai lancé ma carte fidélité de l'autre épicerie au caissier, lui ait dit de la jeter. Ensuite je lui ai demandé leur carte fidélité, et j'ai changé de bannière.
Je suis écoeuré des gens comme ce gros con de directeur qui n'ont aucun sens moral, aucun souci du client, qui regarde les chiffres à la bourse et qui se disent que l'argent va rentrer de toute façon, puisqu'il faut bien que les gens mangent.
Ils sont aussi écoeurants que la merde qu'ils vendent.
Je leur souhaite de faire faillite rapidement.
lundi 2 février 2026
Moments magiques
Ces moments magiques où je marche dans l'herbe des champs.
Au bout de la rue Henri-Julien dans Villeray, j'arrive à la track de chemin de fer en pleine nuit, je cherche le trou dans la clôture avec la lumière de mon cell pour passer de l'autre côté, puis j'arrive dans un champ aux herbes hautes, dans le Plateau. J'ai fait souvent ce chemin.
J'y pense souvent.
J'en rêve. C'est une partie du Montréal que j'aime, et qui porte ma trace.
Je laisse une part de moi de l'autre côté de la track dans Villeray, et je passe dans un autre monde, bien connu, mais toujours nouveau, celui du Plateau.
vendredi 23 janvier 2026
N'être compris de personne
Pourquoi?
Depuis si longtemps, j'ai ce sentiment lancinant.
Compris ni de ma famille, ni de mes amis, ni de ma blonde, ni de personne...
Malgré tous mes efforts pour me faire comprendre, et qui n'ont jamais servis à rien.
Je me suis dit longtemps que c'est parce que je n'étais pas encore tombé sur les bonnes personnes.
Mais nous semblons tous vivre dans des univers parallèles.
Moi qui pensais qu'au moins l'amour pouvait établir des ponts, faire en quelque sorte un miracle: même pas.
J'y croyais beaucoup.
Mais l'illusion est forte.
Je me retrouve donc seul avec mon moi-même, après tous ces tiraillages amoureux, ces amitiés qui finissent en queue de poisson, ces espérances, ces compromis, et ces conflits inutiles, comme au début de toute cette aventure.
Je suis absolument seul au monde.
Dans mon monde.
C'est ben correct.
mardi 20 janvier 2026
Se battre avec les Trump de ce monde
lundi 5 janvier 2026
Entraînement combo
Suis allé en bicycle au gym et à la piscine, finalement, mais à l'heure de pointe. Il y avait un peu trop de monde dans les couloirs. Je suis resté 15 minutes et j'en avais assez. J'étais essoufflé en faisant mes longueurs, mais c'est mieux que l'an passé.
Ensuite, je suis allé au gym. C'est rare que je fais des combos comme ça, mais j'ai tendance en hiver à m'entraîner une fois par mois, ou pas du tout. Donc, j'ai donné un coup, car il faudrait idéalement que je m'entraîne beaucoup plus que cela. Il faudrait que j'y aille une fois par jour pour être et rester vraiment en forme, mais juste d'y aller régulièrement 2-3 fois semaine va déjà me demander beaucoup d'efforts, je le sais. J'y crois peu. Je veux vraiment que l'envie vienne de moi, au lieu d'obéir à une routine.
J'ai fait le test, et je garde ma force musculaire intact au moins 1 mois sans entraînement, même en hiver, alors que pourtant je sens que j'ai moins d'énergie. J'ai toujours été comme ça, mais là je me surveille davantage, car je vieillis. Dans ma fin trentaine, je pouvais rester des mois sans m'entraîner et garder pratiquement la même force. J'avais pas besoin d'aller au gym très souvent.
J'ai remarqué une différence de taille au niveau mental quand je fais le développé couché avec haltères. Avant de faire ma premier série, j'avais autrefois une certaine appréhension: j'avais peur de ne pas être capable ou de me blesser. J'étais crispé intérieurement. Il faut dire que j'étais rendu à 120lb par bras, et j'aurais pu lever plus lourd, mais il n'y avait pas d'haltères plus lourds à ce gym. Je pensais à des choses qui me donnait un petit coup de testo avant de prendre les poids, et c'est souvent assez bête. Qui sait à quoi les gars pensent quand ils forcent comme des débiles! Pas aujourd'hui : j'ai l'esprit vide, calme, je pense à la technique au lieu de la force brute. On dirait que je me fous d'échouer. J'ai d'ailleurs manqué ma première série, j'ai dû laisser retomber mes poids de 90lb de chaque côté du banc. J'ai été faire des biceps, bu une gorgée d'eau, puis je me suis dis que je ne m'étais pas donné un assez bon élan avec mes genoux sur les poids pour les mettre en place dans les airs, puis j'ai recommencé en faisant attention à cela, et j'ai réussi. C'est sûr que j'avais peur de me rendre compte que j'avais peut-être brutalement perdu ma force en un mois, et que je serais obligé de tout recommencer le cheminement avec des poids inférieurs, et "oh que c'est pas drôle de veillir", etc., mais non. C'était juste une peur que je me faisais en ne les faisant pas comme d'habitude.
jeudi 1 janvier 2026
L'anxiété, c'est de la peur
Tu as été anxieux ou anxieuse toute ta vie?
Tu as eu peur toute ta vie.
Pourquoi as-tu peur?
Vis-tu pour avoir peur?
Qu'est-ce que la peur de l'inévitable va te donner de plus?
Le reste, tu peux l'éviter, en ayant confiance, en faisant preuve de courage, mais pas si tu as peur.
Nous manquons d'une culture du courage et de la foi véritables.
C'est la raison pour laquelle l'ère moderne est l'ère de l'anxiété et des médicaments, des solutions faciles et fausses à un problème qui vient de la personne même.
Tu demanderas: mais comment savoir ce qui est évitable et ce qui est inévitable? Ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi? Autrement dit: quand dois-je réellement m'en faire?
Bonne question.
Mais il n'y a pas de réponse certaine.
Tu dois faire avec l'incertitude, comme jadis les explorateurs qui partaient en mer.
Sinon, cales-toi bien dans ton fauteuil et attend sereinement la fin du monde, car celle-là arrivera pour sûr.